Guadeloupe
2022

Guadeloupe, terre d'histoire.
Alias Karukera, l'île papillon, l'île aux belles eaux.
Basse-Terre et la côte sous le vent. Des plages presque magnifiques, une végétation dense et époustoufflante, tropicale ...
Un voyage magnifique, différent, inoubliable.

KONTAN VWE ZOT AN GWADLOUP !

(Bienvenue en Guadeloupe)

 

Covid oblige et après une première annulation en mai 2021, cela fait 1 an et demi que nous l’attendions ce voyage !  La Guadeloupe, pourquoi ? Sincèrement, car dans mon esprit, elle représentait des images de cartes postales, des plages paradisiaques sur Grande Terre – et j’avoue, je n’avais même pas pris en compte les magnifiques plages sauvages de Basse Terre mais et surtout sa végétation luxuriante,  ses forêts denses et tropicales. En règle générale, j’allais en Guadeloupe pour ses paysages … je n’avais pas pris en compte à quel point l’île est chargée d’histoire. De nombreux sites rappelant son passé esclavagiste nous racontent cette sombre période et commémorent l’abolition de l’esclavage.

12 jours sur Grande Terre

J’ai envie de commencer par l’objectif de notre voyage en Guadeloupe. Après plusieurs voyages qui n’étaient pas des plus reposants, nous nous sommes dits que nous allions profiter des plages de la Guadeloupe, de son climat et de ses eaux chaudes tant du côté de l’Atlantique que du côté de la Caraïbe. 12 jours pour ne pas se sentir obligés de bouger tous les jours pour être certains de tout voir. Nous voulions aussi profiter du temps qui passe.

Anse des Rochers

Arrivés à l’aéroport du Raizet, après un vol un peu long avec escale d’1h30 en Martinique, nous récupérons notre voiture de location chez Jumbo Car et nous voilà partis sur les routes de Guadeloupe. Destination : notre pied à terre à Saint-François, pour les prochains 12 jours.

La résidence de l’Anse des Rochers est située à une trentaine de kilomètres de l’aéroport de Pointe à Pitre et à 4 kilomètres de Saint François. Ce complexe est un domaine d’architecture créole occupant un site d’une surface de 10 hectares. La résidence dispose d’une plage de sable fin et également de la plus grand piscine à débordement (1000 m²) de la Guadeloupe.

Pour la réservation de notre studio, pas de Booking cette fois ! Nous avions mis une annonce sur le site internet de la résidence et avions reçu plusieurs propositions de locations. Parce que les contacts avec les propriétaires ont été d’emblée très sympas, le prix raisonnable, nous avons porté notre choix sur un studio – CocoCaraïbes – face à la cocoteraie, situé idéalement à mi-chemin entre la plage et la piscine, avec une vue latérale sur la mer.

Un studio moderne, entièrement remis à neuf, fonctionnel que nous recommandons vivement. A voir et à réserver sur Cybevasion.

Piscine, plage et cocoteraie en images

Notre premier jour est consacré à ne rien faire à l’exception de quelques courses, de profiter de la plage et de découvrir le meilleur planteur de la Guadeloupe, au Ti Cabanon. On y loue toute sorte de pneumatiques pour profiter de la mer, les transats pour profiter confortablement de la plage (ps: peu de plages en Guadeloupe où l’on trouve des transats en location), des boissons, des crèpes.

La Pointe des Chateaux

Après une bonne journée d’inertie, nous décidons d’explorer et de rouler vers l’extrême est de Grande Terre, la Pointe des Châteaux. La pointe se situe à 11km de la commune de Saint-François dont le nom provient également des capucins qui avaient mis la Paroisse des châteaux sous le patronage de Saint-François d’Assise.

À la pointe de la péninsule, sur le monticule rocheux de la pointe des colibris a été érigé une première croix en 1951, remplacée récemment par une croix monumentale de 9 tonnes pour 10m de haut. De là, un point de vue unique sur la péninsule et les îles environnantes : la Désirade, Petite Terre, Marie-Galante et par temps clair, les Saintes.

A ne pas manquer !

La Douche

Envie d’une douche salée ? Rendez-vous dans ce lieu où de petits bassins vous accueillent. Installez-vous sur la plus petite située le plus à l’Est et, attendez que le reflux des vagues viennent vous éclabousser. Sensations et amusements assurés pour vos enfants.

La plage mérite qu’on s’y arrête pour quelques moments de détente et même que l’on s’y installe plus longuement pourquoi pas à l’ombre d’un raisinier.

En route vers le nord de Grande Terre

Petit Canal, Anse Bertrand et la Pointe de la Grande Vigie

L’une des particularités de la commune de petit Canal est d’être bordée d’un côté par la mer des Caraïbes et de l’autre l’océan Atlantique. Seule la commune d’Anse Bertrand, située à l’extrémité Nord, est également bordée par les deux mers.

La ville est célèbre surtout par sa triste histoire car elle a été le point de débarquement privilégié des navires négriers qui amenaient les esclaves d’Afrique avant de les vendre aux exploitants locaux. C’est un lieu de mémoire, une plongée dans un passé douloureux que tout visiteur se doit d’honorer de sa visite. Au milieu le débarcadère autrefois utilisé par les navires négriers a été remplacé par un ponton moderne servant de port de pêche. Le port conduit vers le monument à la mémoire des esclaves ainsi qu’aux marches menant à l’église.

Sur la route vers le nord, il y a l’Anse Bertrand. Un endroit sympa pour faire une pause et découvrir toute la saveur des BOKITS. Moi j’adore ! Et celui-là n’avait pas de pareil !

Sur la route de la Grande Vigie

En quittant l’Anse Bertrand et en remontant vers la Pointe de la Grande Vigie, il faut absolument faire une escale au « Trou a Man Loui ». Une plage cachée, pas si facile d’accès car il faut descendre de gros rochers. Mais il faut mériter certains endroits magnifiques !

Journée à Petite Terre

Une excursion à ne pas manquer que l’on soit fan de plongée, de PMT ou simplement fan de nature encore préservée. Les estomacs sensibles, attention à la traversée en speed boat.  Nous avions réservé avec Molok et ils nous en ont mis plein les yeux. La traversée est mouvementée et arrosée. Ca remue sérieusement à partir de la Pointe des Châteaux et pendant les 45 minutes de trajet. On a été conquis par la gentillesse et l’humour de Sarah et Jean-François – qui nous explique l’histoire de l’île, du vieux phare, de la faune, la flore, les défis environnementaux. Il n’y a rien à dire, son île il l’a connaît.  Prix de l’excursion par personne à la journée : 115 euros tout compris (Repas, boissons et Ti-Punch, cela va sans dire)

Petite Terre est composée de 2 îles : Terre de bas et Terre de haut. Seule Terre de bas est accessible et de nombreuses restrictions en termes de nombres de visiteurs par jour ont été mises en place.  Terre de haut est strictement interdite aux visiteurs afin de permettre aux espèces endémiques de se reproduire en toute sérénité. Jean-François nous explique tout cela avec la passion d’un amoureux de son pays, de ses îles.

Poissons multicolores, tortues, raies, grands requins dormeurs et petits requins citrons. De quoi en avoir plein les yeux. Nous n’avons pas plongé mais on a quand même vu les requins citrons.  Ils vont et viennent le long de la plage à faible profondeur sans se soucier de nous. Nous apprenons que cet endroit sert de nurserie à leur mère. Ils resteront là, relativement protégés de leur prédateurs jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge de se défendre.  Alors ils quitteront le bord et prendront le large.

Et en fonction du groupe, on rencontre des gens hyper sympas !

Les iguanes de Petite Terre

Une espèce totalement endémique, les iguanes des Antillles se comptent par milliers d’individus sur Petite Terre, 10.000 environs.  Il y a de cela bien longtemps, ils peuplaient toutes les Antilles, d’où le nom dont ils ont hérité.  Il a entièrement disparu de la plupart des îles. L’espèce est aujourd’hui en danger et protégée, mais elle ne subsiste plus que sur quelques territoires de la Guadeloupe dont Petite Terre et la Désirade.

On les croise partout sur l’île, ils ne sont pas du tout agressifs même s’il leur arrive de nous défier en remuant la tête et en secouant l’espèce de collerette sous leur gorge. Ils viennent aussi nous saluer sur la plage, espérant glaner un peu de nourriture. Surtout ne rien leur donner !

Une demi-journée à l’Ilet Gosier

On a consacré une jourrnée à l’Ilet Gosier car en mai ce n’était pas surpeuplé … C’est beau, ça a l’air sauvage même si ça ne l’est plus tant que cela. Dommage qu’il n’y ait pas plus de restrictions et de préservation !

On y arrive au départ du ponton au bout de la plage de Gosier. Un bateau, départ toutes les 15 minutes, 5 euros par personne (un business qui fonctioonne).

Grande Terre – Côté pratique

On a logé à l’Anse des Rochers, un studio dans la Résidence Frangipaniers – Coco Caraïbes. Je vous le recommande vivement si vous décidez de loger dans cette grande résidence entre piscine et mer. Je remercie Antoinette pour sa communication, sa sympathie et puis surtout pour son studio moderne, totalement remis à neuf, joliment décoré.

Je voulais quand même préciser que la résidence est isolée, il faut absolument une voiture pour faire ses courses, il n’y a pas de restaurant à distance de marche sauf le restaurant de la résidence, le Ti Coco. C’est sympa mais pas pour y manger tous les jours et il faut s’adapter à leurs horaires en fonction de la saison touristique ou non ! Le bar de plage – Ti Cabanon – l’endroit où réserver vos transats (10 euros la journée), réserver votre mini golf et puis surtout, boire un Ti-Punch du feu de dieu (et ils ne se foutent pas de vous) : 12 euros la petite bouteille de 50 cl mais bien chargé pour 4 verres :-). On est pas volé en comparaison du prix de 3 euros qu’on vous vend le Ti-Punch dans certains foodtrucks et dans lequel on cherche désespérément le rhum !

Prix pour 12 jours dans le studio CocoCaraïbes : 784 euros toutes taxes et frais compris.

Wifi : dans le studio, tout a été fait pour que les résidents puissent se connecter sans problème mais on a noté que le réseau téléphonie n’est pas toujours très top !

Location de voiture : nous nous sommes adressé à Jumbo Car !  Prix : 307 euros avec une garantie crevaison de pneus et rachat partiel de franchise à 72 euros (qui vous permet de bloquer seulement 350 euros au lieu de 700). Mais finalement je ne suis pas certaine que ce soit nécessaire car il suffit de 48 heures pour que la garantie soit libérée ! Jumbo car est un vrai service d’excellence que je vous recommande sans hésitation !

Et les courses ? Il faut s’adapter aux produits locaux en Guadeloupe, les marchés aux poissons, les petits vendeurs de fruits et légumes sur le bord des routes sinon les supermarchés ne sont pas bon marché ! Le meilleur : LeaderPrice !

Ici se terrmine la première partie de notre voyage en Guadelouppe. Bye bye Grande Terre, bonjour Marie-Galante !

Marie-Galante

Pourquoi Marie-Galante ? Tout d’abord, parce qu’en 3 semaines et demi, il faut choisir si l’on veut profiter du temps qui passe et ne pas courir pendant toutes les vacances pour être certains de tout voir et in fine, pour ne profiter de rien ! J’avais lu que Marie Galante était un incontournable, la Guadeloupe comme elle vivait il y a 30, 40 ou 50 ans ! Une vie un peu au ralenti … Alors, s’il faut que je vous dise honnêtement, au mois de mai, tout dort ! C’est comme si l’île était morte !  Même les grandes villes, ou plutôt grosses bourgades, sont au ralenti.

On est arrivé à Grand Bourg à 18 h. Le temps de prendre la voiture de location et de faire la route vers notre gîte, nous y arrivons vers 20 h. Déjà, dans notre gîte on est pas certain d’être au bon endroit, car il n’y a personne, ni proprio, ni rien … juste un gite avec une clé sur la porte. Nous décidons, qu’ en l’absence de toute présence, nous nous approprions le premier chalet avec clé qui se présente !

Finalement, le proprio nous rejoint et à cette heure, notre préoccupation c’est: où on mange ? Pas grand-chose d’ouvert ! Tout a l’air fermé mais nous trouvons, au milieu de nulle part,  un restaurant qui ne ferme que lorsqu’ il n’y a plus de client. Un endroit d’enfer sur la route qui s’appelle « La braise marine » … Un resto au milieu de nulle part mais fantastique de sympathie et surtout très couleur locale.

Et que boit-on à Marie-Galante ? Ti-Punch ou Planteur, on boit du Rhum de la distillerie Bielle que diable ! 59° ça remue !

Quelques sites de souvenirs

Le premier jour, nous nous mettons en route vers Saint-Louis. Nous en profitons pour découvrir le superbe site de l’Habitation Murat. En prenant le temps de lire toutes les pancartes explicatives des différents vestiges, nous y avons passé une grosse paire d’heures.  La maison des anciens maîtres a été magnifiquement restaurée et la vue de l’étage offre un panorama superbe sur la mer.  L’habitation a été transformée en un musée qui nous fait découvrir la vie des habitants de l’époque (vêtements, mobilier, outils, …).

Marie-Galante regorge, tout comme la grande-île, de sites, de lieux liés à la colonisation et à l’esclavage. Des endroits pour se souvenir et se recueillir. Les habitations Murat, Roussel Trianon ainsi que la Mare au Punch en font notamment partie.  Découvrez un apercu des trois sites dans la vidéo ci-dessous.

Lire l’article « La mémoire de l’esclavage »
Voir les photos

Saint-Louis

2 heures de promenade sur le domaine de l’habitation nous ont donné faim ! 20 minutes de route plus tard, nous arrivons à Saint-Louis. La ville est très typique et de nombreuses rues sont bordées de petites maisons colorées.  En arrivant, nous nous réjouissons de l’endroit car tout est très joli.  Malheureusement, nous nous rendons très vite compte, qu’ici également, tout a l’air très fermé et que ce n’est pas là que nous allons casser la croûte.  Quelques quidams dans la rue et sur la place ombragée de l’église. Nous empruntons la rue qui longe le bord de mer mais il semble que tous les restaurants affichent porte close.

Nous quittons Saint-Louis, un peu dépités, mais surtout affamés et continuons la route du bord de mer en remontant vers le nord.  Et c’est là que, par hasard et par miracle, nous avons déniché une perle de restaurant : « Au plaisir des marins« .  Il faut absolument retenir cette adresse, car de l’extérieur, il ne paie pas de mine mais on ne peut pas en dire autant quand on découvre son immense terrasse où manger les pieds quasi dans l’eau.  Je recommande fortement de réserver, particulièrement en haute saison.  Le restaurant était déjà bien rempli lorsque nous y sommes allés en mai … Enfin bref ! Un grand moment de plaisir !

Nous y reviendrons même une deuxième fois sur le séjour.

La Mangrove, Vieux-Fort

Au nord de Saint-Louis, la Mangrove de la rivière de Vieux-Fort est à voir. Il est possible d’y faire un tour en pédalo et espérer y apercevoir des tortues. Nous nous sommes contentés d’admirer cette fascinante végétation et ses racines qui poussent en hauteur et plongent pour aller rejoindre le fond de la rivière. Un moment rafraîchissant dans la chaleur qui commence à devenir plus humide au fil des jours.

La distillerie Bielle

C’est notre dernier jour, nous bouclons nos valises et quitttons notre nid vers 09h30 avec l’ojectif de nous arrêter à la distillerie Bielle ! On ne visite pas Marie-Galante sans visiter l’une des 3 distilleries de l’île. C’est impressionnant de voir ces tracteurs amener des tonnes de cannes à sucre et suivre le parcours dans les immenses machines qui les font passer par tous les processus de transformation qui nous offrent, in fine, des rhums extraordinaires. Ne pas oublier une petite dégustation à la fin de la visite et peut-être faire une réserve pour le séjour ou les cadeaux (mais attention, les quantités sont limitées pour voyager).

Il est l’heure de rejoindre Grand-Bourg et d’attendre le ferry. On trouve une terrasse idéalement située en face de la gare maritime et on savoure le temps d’attendre.

Marie-Galante – Côté pratique et avis

Transport Pointe à Pitre à Grand-Bourg : on a réservé nos billets en ligne sur Val Ferry, 90 euros A/R pour 2. En mai, visiblement le nombre de ferry est un peu plus limité. Un le matin et un en fin de journée. On a quitté le port de Bergevin à 17 h. A Bergevin, on est arrivé beaucoup trop tôt en pensant qu’il y aura quelques terrasses, mais à Bergevin, c’est seulement un grand port et une zone industrielle et il n’y a rien ! La seule buvette qui ouvre environ une heure et demi avant le départ du ferry. Donc, on trouve le temps très très long à Bergevin si on arrive trop tôt.

Arrivé à Grand-Bourg après un peu moins d’une heure de traversée, on se dirige vers les loueurs de voitures pour récupérer la notre chez Magaloc. En sortant de la gare maritime, se diriger le long du parking à gauche et tous les loueurs sont là. Quelques points que je souhaitais soulever par rapport à Magaloc. Ils ont une grosse renommée sur Marie-Galante car leurs prix sont très compétitifs. En dépit du nombre important de commentaires négatifs, je dois bien dire que la voiture était nickel, les formalités administratives rapides.  Le retour de la voiture s’est fait très correctement également, juste un bémol : même si le loueur avait libéré la caution immédiatement, elle est restée bloquée pendant 1 mois.  J’ai eu beau tempêter, envoyer toutes sortes de messages sur Whatsapp, rien n’y a changé. Et en fait, à relire les conditions générales, cela fait partie des clauses. Je vous donne 2 numéros qui pourraient vous dépanner besoin car les numéros communiqués sur les sites de rentiles et location des îles ne correspondent pas. En effet, à MG, le suffixe n’est pas 590 mais 690 ! Donc, voici un numéro : + 590 690 75 48 78. Dernier point : ils ne sont pas sympas du tout !

On a logé à l’ « Ile de Mathilde – Gites de Tit’Anse » à Capesterre, à 5 minutes de la plage. Globalement, rien à dire, le bungalow est très coloré, bien aménagé, situé dans une belle végétation. Je trouve quand même que pour la basse saison, 95 euros la nuit est un peu cher. Mais MG est chère et cet endroit était un des plus intéressants au niveau rapport qualité/prix.

Conclusion

Nous sommes mitigés par notre séjour de 3 nuits à MG.  A bien réfléchir, nous ne le referions certainement pas en basse saison. Du côté de Capesterre, tous les restaurants sur la plage ou proche (Touloulou, Sun7Beach, la Playa) étaient déjà fermés.  Je pense, honnêtement, que l’île offre de très nombreuses randonnées aux personnes qui adorent cela.  Il doit y avoir de superbes points de vue et au niveau tranquilité, on ne peut pas rêver mieux.  Mais nous ne sommes pas des randonneurs et il faut bien avouer que nous aurions été très satisfaits si nous avions seulement fait une excursion d’un jour pour voir les principaux points d’intérêt, même au pas de course ! Il y a de très nombreuses anses, criques sauvages, mais de nombreux endroits sont un peu difficiles d’accès. Deux nuits, dans tous les cas auraient été totalement suffisantes. Nous n’avons pas été particulièrement conquis par ce qu’offre l’île à cette période.

Basse-Terre

Pour la dernière partie de notre séjour en Guadeloupe, nous avions trouvé sympa le concept du van aménagé, de pouvoir se poser sur un parking de plage et de se réveiller avec la mer comme paysage. Nous devions déjà partir en mai 2021 mais bon … Les fournisseurs ne sont pas nombreux et les prix variant considérablement d’un prestataire à l’autre, notre choix s’était posé sur « Les Ti Combis de Pape« . Julie, la propriétaire et Julien, son mari, mettent à disposition 2 vans vintages T3 de 1982 et 1983, Rainette (2 personnes) et Orphie (4 personnes).  En sortant du ferry à Bergevin, notre chauffeur Michel, nous attendait pour nous amener à Deshaies.  Déjà, sur la route, je prends conscience du paysage très vallonné et sinueux de Basse-Terre … Vous verrez que cela aura de l’importance pour la suite de mon récit !  Michel emprunte la Route de la Traversée, seule route qui permet de relier la côte est à la côte ouest par l’intérieur du pays.  L’occasion pour découvrir la luxuriante et magnifique végétation.  Nous arrivons à destination une heure plus tard et il est déjà quasi 18 heures.

Nous sommes chaleureusement accueillis par un petit bout de femme blonde toute dynamique, voici Julie ! Son mari, Julien est tout aussi sympathique et accueillant. Ca débute bien sur un Ti-Punch de bienvenue pour finaliser les papiers.  Toutes ces formalités terminées, Julie nous présente notre compagnon des prochains jours : Orphie est prêt à nous accueillir.  Quelques explications plus tard, nous prenons congé et nous mettons à la recherche d’un endroit où se poser pour la nuit. Julie nous a recommandé un petit parking tranquille à moins d’un kilomètre qui surplombe la plage de Leroux.  Tout est fermé dans le coin … on a rien à se mettre sous la dent mais on a du rhum 🙂 On dormira du sommeil du juste !

Jour 2 : nous avons très bien dormi, mon mari au rdc et moi au premier ! On fait chambre à part pour plus de confort dans ce van pour 4 personnes. Pour notre première journée et pour une prise en main en douceur du combi, nous décidons d’aller sur la plage de Grande Anse à Deshaies située à environ 8 km. 

C’est à partir de ce moment-là que je réalise la difficulté de plusieurs choses : en premier lieu et c’est ce que j’expliquais précédemment, la route n’est que montées, descentes et virages et beaucoup plus que je ne me le serais imaginée. Et le deuxième point concerne le combi : un vieux monsieur de 1988 a certains traits de caractère qu’il faut arriver à apprivoiser … avec un poids certain, cela devient un peu sportif sans direction assistée; par ailleurs, dans notre conduite traditionnelle, nous avons l’habitude que la mécanique soit hyper silencieuse et lorsqu’il y a un bruit, cela veut dire qu’il y a un problème. Donc, j’ai commencé à stresser parce que les amortisseurs et les freins d’un tel véhicule couinent (et c’est normal).  Enfin bref, nous avons fait un stop dans le centre de Deshaies pour acheter quelques provisions au Leader Price et zou ! Direction la plage, d’où nous n’avons plus bougé.

Grande Anse

Une très longue bande de sable blond et doré bordée d’une végétation incroyable. On y découvre également l’embouchure d’une rivière (la rivière Mitan) bordée de mangrove. C’est carrément un magnifique endroit ! Quel privilège de se réveiller devant un tel paysage. Au niveau pratique, il y a des douches et des toilettes, nettoyées tous les jours.  Il y a également toute une série de restaurants très sympas à un prix raisonnable.

Jour 3 : après une bonne nuit et un réveil devant un paysage enchanteur, on est prêt pour la visite du jardin botanique. PS : je n’arrive toujours pas à me détendre au volant d’Orphie. Dans les montées, on dirait que j’ai oublié qu’il y a des vitesses au delà de la 2ème et en descente, je me mettrais bien, en permanence, debout sur les freins ! Je vous promets pourtant que je ne suis pas une couillonne.

Le Jardin Botanique

Le domaine se trouve à quelques kilomètres de la plage de Grande Anse.  On y arrive quasi à l’ouverture.  Pour la petite anecdote, ce parc de 7 hectares contenant des milliers de plantes, fleurs et arbres des Antilles, est l’ancienne propriété de Coluche. Détails pratiques ici

En se promenant à l’aise et en profitant des bancs parsemant le parcours, nous y sommes restés 2 bonnes heures. C’était une très jolie balade, un incontournable à Basse-Terre.

Orphie, je te quitte …

A peine sortie du jardin botanique et pourtant détendue après cette balade relaxante, je sentais qu’à l’approche du van, je recommençais à devenir nerveuse. Nous prenons, cependant, la route bien décidés à commencer notre découverte de l’intérieur du pays.  Malheureusement, mon cerveau en avait décidé autrement et 2 ou 3 kilomètres plus loin, j’ai complètement paniqué et je me suis arrêtée sur le bas côté … j’étais comme pétrifiée, de manière totalement irrationnelle peut-être mais je savais que je n’arriverais pas à gérer. J’ai téléphoné à Julie et lui ai expliqué la situation. Elle nous a demandé de revenir chez elle, ce que j’ai fait vaille que vaille.  Finalement, les choses ont pu s’arranger car nous étions en basse saison. En effet, Julie et Julien louent également 2 gîtes à l’arrière de chez eux et par chance, ils se sont débrouillés pour changer leurs projets d’occupation familiale d’un des gîtes pour pouvoir nous héberger pour le restant de la semaine.   Le lendemain nous sommes allés à Pointe à Pitre chercher une voiture de location et les vacances ont pu se dérouler sous de meilleures auspices.  C’est dans ce genre de moments que l’on se rend compte qu’il existe des gens extrêmement bienveillants et généreux.  J’ai, malgré tout, un pincement en laissant le van car franchement le côté bohème à se poser là où le vent nous porte est super !

J’en profite pour recommander leurs hébergements dans un grand jardin avec une piscine – Les Ti Kaz a Pape. Voici un aperçu en image :

Cascades et rivières

A présent que j’ai retrouvé une conduite normale, je prends un grand plaisir à sillonner toutes les routes vallonnées. Même plus peur !

Pour tout ce qui concerne les cascades, les rivières et la Souffrière, c’est un chapitre avec lequel je ne vais pas vous passionner. Nous ne l’avons jamais évoqué jusqu’ici car cela ne se justifiait pas mais comme cela semblerait bizarre dans un blog de voyages racontant la Guadeloupe, que nous n’ayons pas fait plus de randonnées, vu plus de cascades, rivières et puis surtout que nous ne parlions pas du tout de la « Vielle Dame », à savoir la Souffrière ! Donc, juste 3 lignes et ont ne l’évoque plus ! Mon mari Pierre, souffre d’une maladie, la polyneuropathie, qui affecte ses sensations et sa sensibilité au niveau des pieds. Cela rend de nombreux terrains très instables s’ils ne sont pas en sol « dur et régulier » ! Raison pour laquelle, de nombreuses randonnées, sentiers, descentes nous sont interdits ! Voilà, le chapitre est clos 🙂

Donc voici quelques photos, car nous y sommes allés, de la cascade Corossol et de la cascade aux écrevisses.  La première est un endroit charmant, facile d’accès où il doit faire bon pique-niquer et se rafraîchir lorsque les températures grimpent.  C’est un endroit très familial avec maman et enfants dans la rivière. Très peu de kilomètres plus loin, nous arrivons à la cascade aux écrevisses. Elle est très bien indiquée de la route et l’accès jusqu’à la cascade est en dur et bien balisé.  Par contre, cela devient plus compliqué pour se rendre sur les rochers où coule la rivière et dans le bassin de la cascade.  Il s’agit de gros rochers qui peuvent s’avérer glissants.

 

Zoo de Guadeloupe

Sur notre chemin de retour vers Deshaies, nous décidons de faire une pause au Zoo de Guadeloupe. Et plus j’avance dans le zoo et plus je reste sur mes positions : je suis triste de voir, que sous couvert de la préservation, on ne comprend toujours pas qu’on ne met pas seulement 2 singes, au regard malheureux dans une cage. Ces animaux vivent en communauté, répondant à une hiérarchie de groupe. Je ne vois pas en quoi, retenir des fauves qui se languissent préserve leur espèce … Bref, je ne vais pas m’étendre sur le sort des animaux. Par contre nous avons adoré les ponts suspendus qui nous faire découvrir les différentes espèces de végétations à différentes hauteurs … regards sur la canopée. Le seul attrait de cet endroit !

Bouillante

En passant par bouillante, il ne faut pas se priver d’une baignade dans les eaux chaudes et sulfureuses qui sont rejetées par la centrale géothermique.  L’endroit est largement fréquenté par les habitants qui viennent profiter des bienfaits d’une eau à environ 40°. Il n’y a pas vraiment de plage, mais une mini bande de sable tout noir et de gros rochers. Mais le bonheur de cette cure thermale gratuite est indéniable et on en sort avec une peau particulièrement douce. Moi j’ai adoré. Petit point d’attention : pensez à enlever vos bijoux en argent car ils deviennent immédiatement noirs au contact de l’eau sulfureuse. Nous avons également profité de la terrasse du restaurant juste à côté de la sortie de la centrale. Le service est un peu lent et ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais l’endroit est hyper bien placé et on y a savouré un bon moment ensoleillé !

A Bouillante, nous nous sommes arrêtés à la plage de Petite Anse, une petite plage sauvage, avec des rochers des 2 côtés. Nous pensions y faire un peu de snorkeling tranquillement. Nous nous sommes installés et dès ma première prise de contact dans l’eau, une sensation hyper désagréable m’a envahie et m’a un peu fichu la trouille : l’impression que des dizaines de brûlures me transperçaient. Je suis resortie illico et j’ai eu l’occasion de parler avec une habitante qui m’a dit qu’il s’agissait de brulants … Alors que sont les brulants ?  Des résidus de filaments de méduses qui sont toujours actifs et brulants ! Vraiment très désagréable. L’explication probable est que, avec le réchauffement, les courants plus chauds amènent les méduses plus près des côtes, des morceaux de filaments se détachent mais sont toujours actifs. Je ne suis donc plus allée dans la mer ! Dommage car il me semble qu’il y avait de nombreux poissons à faible distance.

Nous décidons de changer de crèmerie et de nous arrêter à l’Anse à la Barque qui, de ce que j’ai compris, est une petite crique vraiment très sympa … Une déception et surtout une grande tristesse ! D’autant que la côte ouest de l’île est réputée pour être beaucoup moins impactée par les sargasses.  Ce n’est pourtant pas faute pour les autorités d’avoir la possibilité de tracer les trajectoires des radeaux et d’avoir les moyens (Plans Sargasse I & II) de mettre en place des systèmes pour retenir les algues loin des côtes.

Anse à la Barque

Le Fort Delgrès

Ce domaine de 5 hectares surplombant la mer mérite que l’on s’y intéresse un moment. Le site fait partie des 18 sites emblématiques de la « Route des Esclaves ». La visite, gratuite, est flêchée et de nombreuses pancartes explicatives nous racontent l’histoire du fort et des protagonistes qui s’y sont battus pour l’abolition de l’esclavage.  Notamment, le fort est aujourd’hui dédié au Commandant Louis Delgrès qui a combattu l’armée de Bonaparte, ce dernier voulant rétablir l’esclavage. Se sentant vaincu, Delgrès s’est enfui du fort en 1802 avec 300 de ses compagnons et ils se suicident à l’explosif dans leur refuge de l’Habitation Danglemont à Matouba. « Vivre libre ou mourir » était leur devise révolutionnaire !

Outre l’aspect culturel de la visite, le site offre une magnifique vue panoramique sur la mer, sur la ville et sur la chaîne de montagnes en arrière-plan et notamment, sur la Souffrière.

Vieux-Fort

Nous continuons notre route vers la pointe la plus au sud, Vieux-Fort.  La route est vraiment très agréable et nous offre de très jolis points de vue et notamment, sur les Saintes. En chemin, petit arrêt à la marina de la Rivière Sens à Gourbeyre.  Un endroit bien sympa où nous nous arrêtons pour casser la croûte chez Bambou Pizz’.

Et pour terminer le voyage …

Nous avons gardé la journée « éclate » pour la fin et avons consacré notre dernière à une excursion vers le Grand Cul de Sac Marin au départ de  la marina de Sainte-Rose.  Ce moment était extraordinaire, mais particulièrement grâce aux gens que nous avons rencontrés.

L’excursion d’une journée etait organisée par Regy Balade avec au programme (je reprends les termes du site :  « Naviguez au coeur de la Guadeloupe dans le Grand Cul de Sac Marin. Découvrez la Mangrove, les étoiles de mer et les herbiers. Visitez l’Ilet la Biche, l’Ilet aux oiseaux, l’Ilet Blanc et l’Ilet Caret. Baignade à l’épave et dans un fond blanc (la Piscine). Collation, apéritif et repas créole servis dans un lieu paradisiaque. »

L’Ilet Caret est l’image-type d’une plage paradisiaque de sable blanc au milieu de l’océan, des cocotiers et de l’eau critalline.  L’île est notre destination pour se poser vers 10h30, profiter du soleil et des eaux chaudes avant de faire la fête autour d’un déjeuner couleur locale.  Mais encore une fois que dire par rapport aux dommages que la surfréquentation engendre à ce petit paradis.  Même  si je fais partie de ceux qui s’y rendent pour ce genre d’excursion festive, je ne peux pas m’empêcher de me demander combien d’années encore cet îlet survivra aux excès de tourisme. L’endroit est victime de son succès car il subit, au fil des années une déterioration due au piétinement de ses végétaux, de ses coraux, de ses herbiers mais également, la pollution d’une trop grande fréquentation de bateaux de plaisance. A l’instar de l’îlet Gosier, il n’y a aucune restriction quant au nombre de visiteurs.  Et de déserte le matin, elle ne l’est plus tant que cela au fil de la journée. 

Nous découvrons sur notre excursion l’Ilet Blanc ou l’ile aux oiseaux. Cet atoll est sorti de l’eau, par miracle, à la suite du cyclone Hugo en 1989. Il est devenu le sanctuaire de 2 espèces d’oiseaux, la sterne de Dougal et la petite sterne, deux espèces hautement protégées sur l’ilet blanc car leurr seul site de reproduction. L’ilet est totalement interdit d’accès à moins de 100 mètres du 15 avril au 15 août !  Ouf, enfin, un joyau protégé ! 

Bon c’est pas tout ça, mais cette journée était fantastique et je ne saurais que vous la recommander avec Regy Balade. Je vous partage ce montage pour vous mettre dans l’ambiance !

Détails pratiques : réservé sur Icigo et l’un des prestataires le moins cher, mais à réserver directement sur le site de Regy Balade:  75 euros par personne pour la journée entière tout compris même la fête et l’ambiance de ouf ! Rendez-vous à la marina de Sainte-Rose. 

La fin du voyage

Voilà déjà venue la fin de nos 3 semaines et demi de voyages.  Encore une fois, après une semaine, on se dit : oh c’est cool, il nous reste 2 semaines et demi et puis à la veille de partir, on se dit que c’est déjà fini … mais c’est l’apanage des vacances, il faut bien travailler un peu pour, à nouveau, repartir.

Nous passons notre dernière demi-journée sur la plage de la Perle. Une terrasse quasi les pieds dans l’eau tenue par une marseillaise bien sympathique. Mon mari s’est régalé 2 fois avec le poisson du jour : du grand voilier (un poisson proche de l’espadon) et une brochette de requin ! Moi j’aime pas le poisson, donc le problème est résolu, je mangerais du poulet tous les jours 🙂

Le temps n’était pas vraiment avec nous pour cette dernière journée, il y a eu une grosse douche, on a bien senti que le temps changeait petit à petit et se dirigeait vers un climat plus humide et pluvieux. Et voilà, c’est le moment de quitter la Guadeloupe et de faire le point sur nos ressentis. Malgré tout avant cela, je ne peux pas m’empêcher de vous remettre une prise de vue au drone des quelques plages de Guadeloupe avant que je ne suicide mon moustique !

Conclusions

Faire le point, 2 mois après le voyage, c’est compliqué ! Mais ça a le bon côté d’avoir pu faire le tri de tout ce que l’on a découvert, tout ce que notre cerveau a emmagasiné comme découvertes, celles que l’on ne connaissait pas et que l’on s’imaginait au travers de nos fantasmes, de tout ce qu’on l’on a découvert à priori sur les blogs d’autres voyageurs et ce que l’on découvre avec nos propres yeux.

La durée : on a eu la chance de pouvoir ajoute le « et demi » à nos 3 semaines suite à un changement de vol de Air Belgium.  Je ne dirais pas que cela a fait toute la différence mais 3 jours de plus étaient franchement appréciables pour vivre tranquillement au gré du temps !

La période : le mois de mai a cela d’appréciable que c’est la basse saison! Alors oui, il y a peu de monde sur les plages, et cela fait très Robinson Crusöé pour certaines d’entre elles ; cela confère à ces plages le côté typique et sauvage qu’elles peuvent perdre lorsqu’elles sont prises d’assaut pendant les périodes de haute saison. Mais la période a, pour moi deux hics : le premier, c’est justement le climat. On a bien senti, à partir de la mi-mai, que la saison climatique était occupée à changer. Une température plus chaude, plus humide, plus lourde. Et de deux, les commerçants commencent à prendre le large pour partir en vacances, ce qui fait que de nombreux petits commerces sont fermés (plutôt sur Marie Galante et Basse Terre)

Les plages : ce point-ci est probablement une peu sensible car quand on parle de la Guadeloupe, on se dit plages paradisiaques.  Je regrette de dire que, à part quelques plages magnifiques telles que Grande Anse et particulièrement la plage du Souffleur (ma préférée finalement), je n’ai pas envie de dire Waow !  Nombreuses sont celles, très pittoresques, qui sont difficilement accessibles.  A certains endroits, la côte de Guadeloupe est très escarpée, et si elle recèle des plages cachées, magnifiques, parfois insoupçonnables, elles ne sont pas toujours faciles d’accès. La côte de Guadeloupe est encore sauvage pour toute une partie !

Par ailleurs, de nombreuses plages n’ont pas d’aménagement. Si nous devions le refaire, je m’arragerais pour acheter 2 transats pliables à laisser dans le coffre de la voiure 🙂 On a pas toujours envie de passer son temps sur une serviette sur le sable. Mais en parlant de plages, je réalise aussi que cela implique, les amateurs de plongée, que ce soit snorkeling ou plongée bouteille. Et de tout ce que j’ai entendu, les eaux offrent des paysages magnifiques 🙂

Et sinon ? Grande Terre ou Basse Terre ? C’est une bonne question et je suis bien incapable d’y répondre de manière très tranchée. Je ne regrette pas d’avoir fait les deux. Je pense que nous avons aimé le côté relax de Grande Terre et ce n’était pas mal de commencer par là. Mais honnêtement, la végétation luxuriante de Basse Terre est phénoménale, inimaginable. J’ai adore rouler sur ces routes sinueuses, sur la route de la Traversée, au milieu de cette nature fantastique ou le long de la côte vers Vieux Fort.

Budget : ce point est un poste