Le Sénégal 2019

3 semaines de Saly à Cap Skirring, une expérience au pays de la Teranga.

heures de vol

jours de soleil par an

t° moyenne

Le Sénégal, pays aux 365 jours de soleil

La grisaille vous pèse et l’hiver n’a pas encore vraiment débuté. Vous n’avez ni l’envie de faire un très long voyage, ni le budget pour des destinations lointaines.

Pour vous réchauffer le coeur et vous rendre le sourire sur quelques magnifiques plages, pourquoi pas le Sénégal ?

Nous ne l’envisagions pas mais n’avions pas encore de projet et l’occasion faisant le larron, nous nous sommes laissés tenter par l’aventure sénégalaise,  à la demande d’un ami y habitant.

Une grosse semaine à Saly et 2 semaines sur la route vers le sud, direction Cap Skirring.

Notre point de chute

Saly

Saly est l’une des 2 stations balnéaires du Sénégal.

On y trouve de tout pour passer un séjour on ne peut plus festif, les bars, plus ou moins bien famés succèdent aux dancings bien ou mal famés, les restaurants souvent délicieux, aux gargotes, les hôtels aux hôtels, toutes catégories confondues.

En hiver, on y trouve des plages magnifiquement désertes, longues, calmes avec quelques terrasses en bord de mer, des hôtels all-in où passer une semaine en famille, en amoureux, en célibataire …

A Saly, vous pouvez :

Vous inscrire à un centre de pêche où la plupart des sorties se déroulent à bord de grandes pirogues sénégalaises motorisées ou de bateaux modernes bien équipés.
Faire une sortie en quad ou en 4X4 accompagné d’un guide, découverte de la lagune de La Somone, la réserve de Bandia, la brousse, le Lac Rose, le Siné Saloum, l’île aux coquillages, visiter le port de pêche de M’Bour, l’île de Gorée, Dakar…
Vous détendre et profiter des belles plages de sable doré, profiter du spectacle exceptionnel de l’océan Atlantique. Jouer au golf.

Profiter de la cuisine : poisson ou crustacé grillé (lotte, capitaine, gambas, langouste, etc.), poulet yassa (poulet grillé avec une marinade épicée et au citron vert) servi avec du riz, ceebu jen (riz au poisson), mafé (viande de boeuf préparée avec une sauce à la tomate, des légumes) servi avec du riz, tiep-bou-dien (riz au poisson).

Tous les ingrédients sont réunis pour y passer du bons.  Et du bon temps, on en a eu.

Autour de Saly

M’Bour

Cette ville de la grande banlieue de Dakar est l’archétype de la ville sénégalaise, sur-peuplée, bruyante, traversée par la route nationale 1 à la circulation infernale qui rejoint le Mali.  Camions, voitures, motos, vélos se disputent à coups de klaxon le passage sur l’asphalte, le sable, le trottoir, peu importe, le plus audacieux passe.

C’est pourtant le passage obligé pour se rendre au port de pêche, le second par son importance du Sénégal.  Entouré d’un immense souk, où tout se vend et tout s’achète, l’immersion y est totale, le dépaysement absolu.

 

Le port

Pas de moment de détente à l’arrivée au port, directement submergé par le monde, par le bruit et les embouteillages, la plongée dans la vie quotidienne de ces pêcheurs, vendeurs, guides, etc… est totale.  L’activité est partout, les gens sont partout. Une énorme fourmilière impressionnante.

Les métiers y sont pénibles, être pêcheur est dur, très dur, mouillés en permanence, soumis à des cadences infernales dans un confort inexistant et une promiscuité épouvantable durant des jours et des jours sur un océan pas toujours calme au milieu d’un bateau dont l’équipement est tout sauf moderne, les filets se tirent à la force humaine et le poids des poissons, la force des vagues ne rendent pas la tâche aisée.

 

L'arrivée des pêcheurs M'Bour

Nos coups de coeur autour de Saly

Le Lac Rose :

un grand lac qui change de couleur en fonction des vents et du soleil et une belle journée de détente qui se termine en 4×4 le long de l’atlantique … journée détente et frissons garantis !

La Somone :

détente, plage, balade en bateau dans la mangrove, observation des oiseaux pour les amoureux de la nature et le dimanche, dégustation d’huitres, coquillages et moules pêchées devant nous

Escapade en brousse:

3 heures de découverte en buggy ou en quad des pistes et villages aux alentours; 3 heures de fun! Amusement au rendez-vous.

 

Galerie

Le Sénégal du nord au sud, direction la Casamance

Dans la mesure où nous n’avions pas prévu de passer trois semaines à Saly, nous voilà en route vers la Casamance.

Ce n’est pas une très grande distance du nord au sud : à tout casser 650 km d’un point à l’autre du pays … mais entre le nord et le sud, la route n’est pas si droite qu’il n’y paraît.

Vite fait une petite carte pour vous montrer qu’en voiture – hors 4×4 – la trajectoire n’est pas si « droite » que ça.

Et entre temps, on s’arrêtera chez Pierre, l’Aventurier du Siné Saloum et chez Olivier du Boundao …

Première étape :

Les Aventuriers du Saloum

 

Chez Pierre Diouf, le personnage le plus sympathique, le plus ambitieux aussi, par rapport à ses activités, une volonté, une personnalité, un sourire … enfin bref, c’est Pierre!

Un des meilleurs moments de notre aventure sénégalaise, tant par la beauté de l’endroit que par l’expérience du bivouac.
La première route à l’air très droite et très directe, mais nous sommes allés par Fatick, car pas du tout certains que nous y arrivions avec notre tata de location.

Trois jours dans le Sine Saloum

Le Siné Saloum est une région naturelle qui se trouve au Nord de la Gambie et au sud de la Petite-Côte au Sénégal. Delta formé par la confluence des fleuves Sine et Saloum, sa superficie est de 180 000 hectares et se compose d’environ 200 îlots de mangroves. Cette région est une réserve mondialement connue pour la richesse de son écosystème qui recense plus de 250 espèces d’oiseaux , pélicans, hérons, martins pêcheurs, flamants roses, aigrettes, sternes royales, sarcelles, goélands railleurs…

Le programme du jour:

Rendez-vous à l’embarcadère de Ndangane. Nous pensions partir pour une balade dès notre arrivée, mais nous nous sommes mal compris.  La communication parfois, par mail, laisse des portes ouvertes à des mauvaises compréhension.  Attention, en général à ce que l’on négocie, si on ne passe pas par un agent de voyage.  Mieux vaut poser les questions 15 fois plutôt que d’être surpris.

Bref, nous rencontrons l’équipe, mais pas encore Pierre, au bureau des Aventuriers du Saloum.

Rendez-vous pris pour 17 heures, le programme est un peu modifié car ce jour-là, nous sommes seuls.  Nous ne pouvons, cependant pas partir ce soir-là pour le bivouac, car Pierre attend une autre voyageuse pour le lendemain.

Nous étions presqu’un peu déçus et rendez-vous est pris pour le même jour à 16h30.

Nous en profitons pour découvrir notre hôtel du jour et son pittoresque maître des lieux.

Le Boundao et son patron, Olivier.

Un endroit hors du commun, un hôtel-restaurant hors du temps, tout en bois, intégré dans la nature, qu’il a imaginé et créé en grande partie de ses mains.  Un français baroudeur, motard, marin et ensuite patron de ce bel endroit.

Allez quelques photos, meme si ce ne sont pas les nôtres:

 

Vers le Sine Saloum

Et ce soir là …

 Il s’est passé quelque chose, pour nous, d’extraordinaire. Ce voyage, en quelque sorte est notre voyage de noce. Nous voila partis sur la pirogue, au détours des bolongs, de la mangrove, de la musique sur la pirogue.

Et soudain, Pierre et son team nous débarquent sur un banc de sable éphémère et nous dressent une table d’amoureux.  Vin mousseux, zakouskis, nappe blanche et la pirogue s’en va et ça donne ça … c’est hallucinant, surréaliste. C’est magique, d’autant plus que l’on sait que les bancs de sables disparaissent au gré des marées et que, finalement personne n’aura la même photo, à cet endroit précisément ! Quelle belle surprise.

On a pas trop le temps de profiter du Bounbao, dommage! On s’y serait bien posé 1 jour ou 2. On dit salut à Oli et direction la pirogue.

On navigue dans les bolongs au rythme du djembé et de la bonne humeur de Pierre et de son coéquipier.  On rencontre Lucille qui passera ces 2 jours avec nous.

Après des tours pour apprécier les paysages, les oiseaux, la végétation et la sérénité de l’endroit, nous nous posons pour notre bivouac de la nuit sur une « ile déserte ». Barbecue, brochettes de lotte grillée, tente, guitare, musique … la bonne ambiance.

C’est vraiment top, et le lendemain, petit déj sous la tente « genre berbère ».

Une fantastique expérience et un moment de camaraderie, un peu comme si l’on avait partagé le weekend avec des potes.

Hommage à Pierre et ses Gobbies

Petite parentèse

Rencontrer un homme qui s’engage pour l’environnement avec des mesures concrètes, c’est un plaisir !
Pierre Diouf, un jeune trentenaire sénégalais outre son entreprise  »excursion Saloum », agit aussi via une association avec une poignée d’amis pour l’environnement. Pierre n’est pas novice en matière de promotion du Sine Saloum, et ce n’est pas un hasard, s’il nous a été présenté par Lionel Lopez le boss du Cordon bleu à Ndangane. Echappée belle, Arte, TV5 monde et bientôt une télé hollandaise ont popularisé le travail de Pierre. Il a compris que propreté et tourisme se conjuguent étroitement et il a pris les choses en main à son échelle locale. Tout commence par un poisson en fer chargé de recueillir les déchets plastiques sur l’embarcadère de Ndangane mais aussi et surtout des points de collectes où les familles apportent des déchets plastiques et sont payés 75 francs CFA le kg .
Déjà 10 tonnes de traitées et amenées à Kaolak pour finir en chaises plastiques notamment !
Des emplois, des ordures en moins dans l’océan, un travail éducatif en direction des gosses en priorité, ce n’est pas rien. Alors il pense en terme de développement … Coût de l’investissement pour un deuxième animal collecteur de plastique; en fer 200 euros environ.
Ce serait une tortue. Ces animaux en fer, de véritables outils de communication valorisant tout un travail, une chaine humaine au service de l’environnement et l’emploi local
Bonjour Toubab

On quitte le Siné Saloum avec un sentiment d’apaisement, de tranquilité … 

Quand on y participe à deux – en couple – on est supposé partager la pirogue avec d’autres personnes. Faire la fête avec des gens que l’on ne connaît pas.

Et l’ambiance, l’atmosphère du lieu inspire une quiétude, une relaxitude  …

C’était un très beau moment

Notre route vers le sud du Sénégal nous mène vers la réserve de Fathala. On me vante le fait de marcher avec des lions sauvages.  D’être proche d’eux …

Nous faisons, donc, le trajet vers Fathala ! De toute façon pour aller dans le Sud, il faut presque passer par là.

Le trajet est long car nous n’avons pas un tout terrain et devons nous contenter de rester sur les routes asphaltées.

Voici le trajet jusqu’au Cap Skirring.

Google a l’air de dire qu’il faut 3 heures pour rejoindre Fathala depuis le Siné Saloum !

Comptez quasi un journée ! Car pour descendre, au Sénégal, il faut invariablement remonter vers Fatick et redescendre vers Kaolack.

Il nous a fallu au bas mot, 8 heures pour faire cette route, en partie dans le noir.

A éviter, rouler la nuit au Sénégal.

Gen

Première étape : vous aimez les lions ?

Boycottez la Réserve de Fathala

 Vous aimez les lions et vous vous dites, que , au vu de la publicité que l’on en fait, vous ne pouvez pas manquer cette fantastique opportunité de cotoyer des lions en liberté !

Vous pensez peut-être pouvoir les caresser, leur faire des gili gili sous le menton ? Que diable ! Ce sont des animaux sauvages, des fauves !!!

Mais nons ! Ils ne sont rien d’autre que des lions apprivoisés depuis tout petit, élevés avec la peur d’un bâton. Vous êtes des touristes responsables ? Arrêtez de vous dire que vous avez marché avec des lions parce que ce n’est pas possible.  Les lions que vous allez rencontrer ne sont plus que des gros chats apprivoisés qui ont peur de leurs dresseurs et de leur bâton.

Boycottez cela autant que faire se peut ! Une vraie honte.

Les lions

Cela valait la peine de leur consacrer une page spéciale.

Deuxième étape

Vers le sud

La trans-gambienne

La transgambienne …  On ne réalise pas vraiment mais le pont a été inauguré un mois avant nos vacances au Sénégal, même si cette inauguration se sera fait attendre pendant des années.  Quoiqu’il en soit, cela nous a probablement évité des heures d’attente pour le ferry.

C’est toute une aventure, même si cette route constitue un grand pas vers la modernité et de meilleurs échanges entre le Sénégal, la Gambie et surtout une très bonne chose pour le sud et la Casamance qui parfois, au niveau des infrastructures, fait mine de petite soeur pauvre (d’après ce qu’on nous en a dit sur place).

C’est compliqué de se faire à l’administration à l’africaine : les explications peinent à être claires et s’adaptent en fonction du policier.  Pour traverser toutes les formalités, il faut s’armer de patience et avoir tous ses papiers sous la main et quelques CFA dans la poche – pour les faux frais (bakchich).

La première étape qui consiste à sortir du Sénégal ne pose pas de problème.  Entrer en Gambie se révèle beaucoup plus long : plusieurs bureaux et fonctionnaires qui se plaisent à vous faire tourner en bourrique ! Bureau frontière, bureau immigration, bureau chambre de commerce pour la voiture … et chaque visite vous en coûte 2000 CFA (3 euros). Coups de sifflets, circulez, stop vous n’êtes pas bien stationnés, stop papiers, stop c’est l’heure du thé …  heu comment ? eh oui, quand un flic vous dit que c’est l’heure du thé, c’est surtout l’heure du bakchich, en général 1000 CFA !

Bon, honnêtement, ça marche un moment mais, après on envoie le troisième sur les roses ! Gentiment, mais quand même on lui fait comprendre qu’on est passé par tous les contrôles et payé ce qu’on avait à payer officiellement. Donc, son thé … il se l’accroche.

Je pense que ce qui me dérange le plus est le sourire narquois pendant qu’il réfléchit en nous regardant, avant de nous dire : bonne route !

La traversée de la route et du pont qui surplombe le fleuve se passe sans problème, une belle route toute neuve dans une espèce de no-man’s land.

La deuxième épreuve est qu’il faut recommencer le même processus pour sortir de Gambie et entrer à nouveau au Sénégal, avec à nouveau des douaniers plus ou moins coopératifs … ça dépend s’ils ont soif ou pas.

Et partout et toujours, tous ces revendeurs qui vous assaillent que vous soyez hors ou dans la voiture.

On a aimé ou pas ?

Une expérience, certainement intéressante et on est heureux de l’avoir fait.  Cela nous a procuré des tas de sentiments différents : stress, inquiétude, curiosité, étonnement et bien sûr fous-rire à deux devant le ridicule de certaines situations.

Chaque expérience est unique et si on part de ce principe d’émerveillement et de découverte, alors oui on a aimé.  Est-ce que l’on referait la même expérience pour rejoindre le nord au sud du Sénégal ? Non certainement pas. J’aime la tête de mon passeport au Sénégal et après la traversée de la Gambie.

Des tampons, des tampons … plein de tampons ! 3 pages de tampons.

Il faut être prêt à toutes les situations : sifflés par un mec en civil, on s’inquiète. Quoi encore ???  « Lui : Brigade des stups, vous avez des bagages ? Moi : Oui.  Lui: Ouvrez le coffre.  Lui: nous allons devoir vérifier vos bagages. Moi : OK.  Lui : sortez vos bagages et amenez les dans le bureau.  Moi : non, c’est trop lourd ! Lui : et votre mari dans la voiture ? Moi : pas possible, il est handicapé.  Lui pris soudain d’un gros remord : ooooooh handicapé … ok circulez ! Lol

C’est cela apprendre à gérer les situations : apprendre à être plus fourbe qu’eux 

Gen et Pierre

Anecdote

Troisième étape

Abémé – Diembering – Cap Skirring

 

Derniers moments

 Sur la fin du voyage, je pense qu’on a surtout pensé à faire les patachons et profiter du temps qui passe. D’autant plus qu’à Abémé comme à Diembering et Cap Skirring, ce qui prévaut ce sont les longues plages quasi désertes sur lesquelles on ne rencontre pas beaucoup de touristes, au mois de février. Le bon côté des choses pour qui aime la tranquilité et le côté sauvage.

Des locaux qui vivent sur ou à proximité des plages, de nombreux troupeaux de vaches et en ce qui concerne Diembering, toute une partie de la plage se caractérise par de nombreux arbres déracinés ou en passe de l’être. Le niveau de l’océan monte et l’eau gagne du terrain sur une grande partie de la côte sénégalaise … Bientôt ce sera la catastrophe, si ça ne l’est pas déjà à certains endroits.